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Pourquoi penser UX et UI Design avant de créer un site internet ou une application mobile ?

Concevoir avec l'UX et l'UI Design

Les points essentiels

La majorité des sites internet et des applications mobiles qui échouent ne le font pas pour des raisons techniques. Ils sont souvent rapides, bien développés, parfois même visuellement séduisants. Pourtant, les utilisateurs les abandonnent, ne comprennent pas leur logique ou n’y reviennent jamais. La cause principale se situe presque toujours en amont du projet : l’absence de réflexion UX et UI dès les premières étapes de conception.

Dans de nombreux projets digitaux, la logique reste la même depuis des années. Une idée émerge, un cahier des charges est rédigé, un développeur est sollicité, puis un graphiste intervient pour « habiller » l’ensemble. L’expérience utilisateur est alors traitée comme un correctif, une couche ajoutée après coup, alors qu’elle devrait être le socle du projet. Cette inversion du processus explique pourquoi tant de plateformes semblent complexes alors que leur promesse initiale était la simplicité.

Penser UX et UI avant de créer un site ou une application, c’est accepter que la valeur d’un produit digital ne se situe pas dans ce qu’il montre, mais dans ce qu’il permet de faire sans effort.

L’UX Design c’est comprendre les usages avant de dessiner des écrans

L’UX Design, ou User Experience Design, consiste à concevoir une expérience cohérente, fluide et logique pour l’utilisateur final. Il ne s’agit pas encore de graphisme, ni de couleurs ou de typographies. L’UX s’intéresse d’abord aux comportements humains, aux attentes implicites et aux contraintes réelles d’usage.

Un utilisateur ne vient jamais sur un site ou une application pour « visiter une interface ». Il vient résoudre un problème, répondre à un besoin ou gagner du temps. Commander un produit, trouver une information, réserver un service, apprendre quelque chose, se divertir. Si le parcours ne correspond pas à cette intention, l’utilisateur quitte la plateforme, parfois en quelques secondes seulement.

Un cas d’usage emblématique est celui des sites e-commerce de première génération. Pendant longtemps, ils ont empilé des catégories, des filtres et des informations sans véritable hiérarchisation. Résultat : des interfaces surchargées, des tunnels d’achat trop longs et des taux d’abandon très élevés. Ce n’est qu’en repensant les parcours utilisateurs, en observant les comportements réels et en simplifiant les étapes que ces plateformes ont amélioré leurs performances.

L’UX Design permet précisément cela. À travers des outils comme les personas, les parcours utilisateurs ou les wireframes, il devient possible de tester une idée avant même qu’elle ne soit développée. On valide la logique, on identifie les blocages, on ajuste les priorités. Cette phase amont évite de construire des fonctionnalités inutiles ou contre-productives.

Quand l’UX devient un avantage stratégique - l’exemple des applications mobiles

Les applications mobiles ont poussé l’UX à un niveau d’exigence encore plus élevé. Sur mobile, l’utilisateur est pressé, distrait, souvent en mouvement. Chaque interaction doit être évidente. Chaque écran doit justifier son existence. La moindre friction devient un motif de désinstallation.

Un exemple marquant est celui des applications de mobilité ou de livraison. Leur succès repose presque entièrement sur la fluidité du parcours utilisateur. Commander un transport ou un repas doit se faire en quelques gestes, sans lecture complexe ni apprentissage préalable. Les meilleures applications ont compris très tôt que la technologie devait s’effacer derrière l’usage.

C’est là que l’UX prend tout son sens. Avant même de penser au design visuel, ces projets ont cartographié les actions essentielles, supprimé les étapes superflues et testé leurs prototypes auprès de vrais utilisateurs. Le résultat n’est pas seulement une application agréable, mais une expérience presque invisible, où l’utilisateur agit sans réfléchir.

Ce type de réflexion est impossible à mener efficacement une fois le développement terminé. Corriger un mauvais parcours après coup coûte cher, prend du temps et génère de la frustration dans les équipes.

L’UI Design c’est rendre l’expérience lisible et crédible

Si l’UX est la structure invisible du projet, l’UI Design en est la traduction visuelle. L’UI (User Interface Design), consiste à rendre l’expérience compréhensible, rassurante et désirable. C’est l’interface qui permet à l’utilisateur de savoir instantanément où il se trouve, ce qu’il peut faire et ce qui va se passer ensuite.

Une interface mal conçue oblige l’utilisateur à réfléchir. Une bonne interface guide naturellement le regard et l’action. Les couleurs ne sont pas choisies pour être jolies, mais pour hiérarchiser l’information. Les typographies ne sont pas décoratives, elles servent la lisibilité. Les boutons ne sont pas des éléments graphiques, mais des déclencheurs d’action clairs.

Un exemple parlant est celui des plateformes bancaires ou administratives. Longtemps réputées complexes et anxiogènes, elles ont progressivement adopté des principes UI plus clairs, inspirés du design des applications grand public. Résultat : une meilleure compréhension des informations, une baisse des erreurs utilisateurs et une augmentation de la confiance envers le service.

Penser l’UI dès le départ permet également de construire un design system cohérent. Cela évite les interfaces bricolées écran par écran et garantit une homogénéité sur le long terme, notamment lorsque le produit évolue ou s’enrichit de nouvelles fonctionnalités.

UX et UI sont un duo indissociable

L’erreur classique consiste à opposer UX et UI, comme s’il s’agissait de deux disciplines concurrentes. En réalité, elles sont totalement complémentaires. Une excellente UX sans UI lisible reste invisible pour l’utilisateur. Une belle UI sans UX solide devient rapidement frustrante.

Les projets les plus aboutis sont ceux où UX et UI avancent ensemble dès les premières phases. Les wireframes sont conçus avec une logique d’interface en tête, et le design visuel respecte les choix fonctionnels établis en amont. Cette cohérence se ressent immédiatement à l’usage.

Dans les projets digitaux complexes, comme les plateformes de formation en ligne ou les outils professionnels, cette synergie est essentielle. L’utilisateur doit comprendre rapidement comment naviguer, progresser et interagir avec le contenu. Une mauvaise hiérarchisation ou un manque de clarté visuelle peut ruiner un excellent contenu pédagogique.

Penser UX/UI en amont, c’est économiser du temps et de l’argent

Contrairement à une idée reçue, intégrer l’UX et l’UI dès le début d’un projet ne rallonge pas les délais. Bien au contraire. Les phases de conception permettent d’éviter des mois de corrections, de refontes et de discussions interminables après la mise en ligne.

Un projet pensé sans UX/UI génère souvent des demandes de modification constantes. Les utilisateurs se plaignent, les équipes marketing demandent des ajustements, les développeurs doivent reprendre des éléments déjà codés. Chaque modification coûte plus cher que si elle avait été anticipée au stade du prototype.

À l’inverse, tester une idée sur un wireframe ou un prototype interactif prend peu de temps et permet de valider ou d’invalider rapidement une hypothèse. Cette approche est devenue un standard dans les méthodes de design modernes, notamment dans les startups et les environnements agiles.

Des projets marquants qui ont mis l’UX au centre

Certains projets digitaux sont devenus des références non pas grâce à une innovation technologique spectaculaire, mais parce qu’ils ont compris très tôt que l’expérience utilisateur devait primer sur tout le reste. Leur succès repose sur une obsession commune : supprimer la complexité, réduire l’effort cognitif et rendre chaque interaction évidente.

L’exemple de Airbnb est particulièrement révélateur. À ses débuts, la plateforme ne cherchait pas à rivaliser technologiquement avec les grands acteurs du tourisme. Elle s’est concentrée sur une question simple : comment permettre à quelqu’un de trouver un logement et de se projeter dedans en quelques minutes, sans stress ni incertitude. Le travail UX a porté sur la confiance, la lisibilité des informations et la simplicité du parcours de réservation. Les photos ont été placées au cœur de l’expérience, les avis utilisateurs sont devenus des éléments structurants et le tunnel de réservation a été continuellement simplifié. Ce n’est qu’après avoir validé ces usages que l’interface graphique s’est affinée. Airbnb est devenu un standard non parce qu’il est plus beau, mais parce qu’il est plus rassurant et plus simple à utiliser.

Un autre cas emblématique est celui de Spotify. Là encore, la force du produit ne réside pas uniquement dans son catalogue musical ou son algorithme, mais dans sa capacité à s’adapter aux usages quotidiens. Spotify a très tôt compris que l’utilisateur ne voulait pas chercher de la musique, mais l’écouter immédiatement. Toute l’UX repose sur cette idée : recommandations personnalisées, continuité entre les appareils, reprise instantanée de l’écoute, navigation fluide sans surcharge d’options visibles. L’interface UI est volontairement sobre, presque effacée, pour laisser la place à l’expérience. Chaque évolution du produit est testée à l’échelle de l’usage réel, pas sur des intentions marketing abstraites.

Dans un registre différent, Uber a bouleversé un secteur entier en se concentrant sur une expérience utilisateur radicalement simplifiée. Avant Uber, commander un taxi impliquait une suite d’actions parfois anxiogènes : appel téléphonique, attente incertaine, estimation floue du prix. Uber a supprimé ces frictions une par une. L’UX a été pensée autour de gestes élémentaires : ouvrir l’application, indiquer une destination, suivre visuellement l’arrivée du véhicule, payer sans transaction visible. L’interface n’est que la conséquence directe de cette réflexion. Ce n’est pas un hasard si l’application est devenue un réflexe pour des millions d’utilisateurs dans le monde : elle ne demande aucun apprentissage.

Enfin, il est impossible de parler d’UX sans évoquer l’approche globale de Apple, notamment à travers ses systèmes d’exploitation mobiles. Apple a toujours considéré que la technologie devait disparaître derrière l’usage. Chaque décision UX vise à réduire l’effort de compréhension, même au prix de choix techniques contraignants. Les interfaces sont pensées pour être utilisables par le plus grand nombre, sans mode d’emploi, avec une cohérence forte entre les applications, les gestes et les interactions. Cette vision explique pourquoi les produits Apple sont souvent cités comme des références en matière d’expérience utilisateur, bien au-delà de leur esthétique.

Ces projets montrent tous la même chose : l’UX n’est pas une étape cosmétique ajoutée en fin de production. Elle est une stratégie de conception à part entière. Dans chacun de ces cas, l’interface graphique est venue traduire une réflexion profonde sur l’usage réel, le contexte d’utilisation et les attentes implicites des utilisateurs. C’est précisément cette approche qui transforme un produit digital en standard durable, capable de s’imposer dans le temps.

En commençant par l’UX/UI Design, on se souci de l’utilisateur final

Créer un site internet ou une application mobile sans réflexion UX et UI préalable revient à construire un bâtiment sans plan d’architecte. Il tiendra peut-être debout, mais il sera difficile à habiter. À l’ère du digital, où l’attention est rare et la concurrence permanente, l’expérience utilisateur n’est plus un bonus, c’est une exigence.

Penser UX et UI en amont, c’est accepter de se décentrer de soi pour se placer du point de vue de l’utilisateur. C’est concevoir des produits utiles avant d’être beaux, efficaces avant d’être complexes, lisibles avant d’être spectaculaires. C’est aussi une démarche responsable, qui permet de créer des expériences durables, inclusives et performantes.

Un bon produit digital ne se remarque pas par son interface, mais par la facilité avec laquelle on l’utilise. Et cette facilité ne s’improvise jamais.

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